le marché aux puces

Fév 26, 2018 | Documentation | 0 commentaires

marché aux puces : Origine de l’expression le ” marché aux puces”le marché aux puces

Un marché aux puces est un marché en plein air ne vendant pas d’alimentation et ne proposant à l’origine que de la brocante et de la fripe. On parle aussi familièrement des Puces.

Les puces sont des insectes parasites dont on a toujours supposé, à tort ou à raison, qu’ils infestaient les vieux vêtements pleins de vermine vendus par les chiffonniers, « puces comprises ». L’expression « marché aux puces » devient dès lors rapidement populaire et apparaît dès 1900 sur les légendes des cartes postales représentant des vues de la porte de Clignancourt ou de l’avenue Michelet. On peut ajouter que les noms désignant toutes sortes de parasites ont souvent été associés à l’idée de pauvreté et de saleté, voire de misère et de crasse, comme dans « sac à puces » (chien ou chat errant), « pucier » (matelas ou grabat), « pouilleux » (mendiant, clochard), « nid à punaises » (lit), etc. et qu’à l’origine ces marchés ne proposaient que des rebuts récupérés dans les ordures par les chiffonniers.

Marché aux puces parisiens

Les marchés aux puces parisiens, dits « les puces », puisent leurs origines dans les marchés au Moyen Âge qui ont lieu dans le centre de la ville, mais les récupérateurs, chassés de ces lieux, s’établissent vers l’extérieur de Paris pour former de petits marchés constamment en évolution, tels le marché des Patriarches créé aux alentours de 1350. Richelieu interdit en 1635 ce commerce de récupération à l’intérieur de la capitale pour privilégier le commerce d’objets neufs. Les petits marchés de friperie et de bric-à-brac où se vendent des objets usés plus accessibles au peuple se développent à la périphérie, notamment sur les « fortifs » à partir des années 1840 qui permettent aux marchands (ces récupérateurs étant appelés crocheteurs, chiffonniers ou « chiftires », « biffins » ou plus poétiquement « pêcheurs de lune ») de s’installer sans payer d’octroi.

Marché aux puces de la porte de Clignancourt et de Saint-Ouen

Entrée des puces de Saint-Ouen.

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Le marché aux puces de Saint-Ouen naît officiellement en 1885 bien qu’il fût déjà un marché occupé par les gens du voyage : des chiffonniers de Paris s’y installent car l’activité des biffins, « la biffe », bruyante incommode les Parisiens et l’arrêté préfectoral relatif à l’enlèvement des ordures ménagères d’Eugène Poubelle en 1884 (création de la poubelle) les prive de leur matière première, qui s’entassait jusqu’alors dans les rues5. Il est devenu la plus importante concentration d’antiquaires et de brocanteurs du monde, recevant près de cinq millions de visiteurs par an6 parmi lesquels on croise beaucoup de touristes français ou étrangers et même très souvent des célébrités.

Il se tient tous les samedis, dimanches et lundis et est desservi par la station de métro Porte de Clignancourt (ligne 4), ainsi que par bus. Du fait de cette fréquence élevée, il n’est plus depuis longtemps constitué que de professionnels louant leur emplacement avec des baux d’une durée minimale de trois, six ou neuf ans.

 

Il se subdivise en plusieurs marchés, dont :

  • le marché Biron,
  • le marché de l’Entrepôt,
  • le marché Vernaison,
  • le marché Malik,
  • le marché Dauphine,
  • le marché Paul-Bert,
  • le marché Serpette

Marché aux puces de la Madrague-Ville, à Marseille[modifier | modifier le code]

Le marché aux puces de Marseille, dit « de la Madrague-Ville », est situé dans le quartier des Crottes, dans le 15e arrondissement. C’est un immense lieu où différents hangars dédiés notamment aux meubles de brocante et aux produits de seconde main s’ouvrent sur une place commune. Un dernier hangar rempli de fruits et légumes provenant des quatre coins du monde permet même d’y faire son marché.

Marché aux puces de Lyon

Deuxième marché aux puces de France, avec ses quatre cents marchands et ses milliers de visiteurs chaque semaine. L’arrivée des puces au Canal s’est faite le 25 septembre 1995, mettant un terme aux marchés aux puces « baladeurs ». Installés à l’origine place Rivière, ils durent quitter leur site historique pour des raisons urbanistiques au début des années 1970. Ils s’installèrent alors à la Feyssine. Mais la construction du périphérique nord, dont le tracé passait par là, condamna ce site. Dans un premier temps, les puces mirent le cap à l’ouest en direction des anciens docks de Vaise, eux aussi promis à un bel avenir urbanistique puisque la Ville de Lyon avait prévu de faire de ce haut lieu de l’industrie lyonnaise un pôle d’accueil pour des entreprises spécialisées en nouvelles technologies. Abandon, donc, du marché aux puces, qui aurait pu continuer à jouer les baladeurs sans l’initiative heureuse de Denise David qui, assistée d’amis professionnels, dénicha le Canal. Outre l’espace qu’il permettait, l’endroit présentait aussi l’avantage d’être voisin de la Feyssine, dont les plus vieux chineurs gardaient la nostalgie. Le Canal est devenu le lieu réputé de la brocante pour Lyon et toute la région.

Les Puces du Canal de Lyon-Villeurbanne connaissent un récent changement de direction, de ce fait, de nouvelles impulsions de développement ont vu le jour sous la direction de Jacques Chalvin et Stéphan Blanchet. Le coup d’envoi a été lancé le week-end du 5 octobre 2013 par l’anniversaire des Puces, qui soufflaient leurs dix-huit bougies. Cette émancipation, inhérente à la majorité des marchés aux puces, s’est déclarée par l’inauguration officielle du Village des containers, nouveau pôle d’animation qui s’ajoute à la cartographie existante des quatre cents marchands présents tous les dimanches. Les Puces grandissent, se transforment, et ont pour volonté de ponctuer l’année par des événements mensuels fédérateurs et originaux.

Marchés aux puces ailleurs dans le monde

Vente d’épices dans un marché aux puces à São Paulo, Brésil. Avril 2017.

Le Canada comporte lui aussi un grand nombre de marchés aux puces. Ils se retrouvent principalement dans le sud du Québec et de l’Ontario, plus précisément le long du fleuve Saint-Laurent et des grands lacs. À Charleroi, en Belgique, se tient annuellement depuis 1989 la brocante des Quais durant le week-end du solstice d’été.