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singes en IA

Chronique Intelligence Artificielle : 

Avantages, risques et impacts réels sur nos vies

 

Décembre 2025 : Entre promesses concrètes, dérives visibles

et grand désarroi collectif

Depuis la mi-décembre, les alertes Google consacrées à l’intelligence artificielle dessinent un paysage bien plus nuancé que les slogans marketing ou les prophéties de fin du monde. Ce que l’on voit apparaître, jour après jour, ce n’est ni une magie omnipotente, ni un monstre autonome, mais une technologie puissante, mal comprise, profondément humaine dans ses effets… et dans ses défauts.

Une IA désormais partout, souvent sans qu’on l’ait choisie

Un premier constat s’impose : l’intelligence artificielle n’est plus un sujet réservé aux laboratoires ou aux ingénieurs. Elle est entrée dans la vie quotidienne par petites touches, souvent invisibles. Elle corrige nos textes, suggère nos itinéraires, filtre nos photos, aide à trier des CV, à diagnostiquer des pannes, à prévoir des catastrophes naturelles ou à optimiser des chaînes logistiques.

Mais cette présence diffuse pose une question démocratique simple : à quel moment a-t-on consenti ?
Plusieurs alertes évoquent une IA « imposée » dans les logiciels, les applications, les services publics ou l’entreprise. Non pas comme une option, mais comme une évolution “naturelle”, présentée comme inévitable. Ce glissement crée un malaise : l’outil devient norme, et le refus passe pour un retard ou une faute.

Sékou

Une formidable machine à gains… très inégalement répartis

Les alertes économiques sont sans ambiguïté : l’IA crée de la richesse, parfois de façon spectaculaire. De nouveaux milliardaires apparaissent, les investissements se comptent en centaines de milliards, et certaines régions du monde — États-Unis, Chine, Israël — concentrent à la fois les talents, les puces, les données et le pouvoir.

Mais en parallèle, les alertes sociales se multiplient. L’IA ne détruit pas “le travail” en général : elle frappe d’abord les emplois intermédiaires, juniors, répétitifs, créatifs standardisés. Traducteurs, assistants, analystes débutants, métiers de la culture ou de l’information voient leur valeur remise en cause, souvent sans cadre clair ni compensation.

On promet des millions d’emplois nouveaux, mais sans dire , pour qui, ni à quelles conditions. L’IA accélère une tendance déjà connue : ceux qui maîtrisent l’outil avancent, ceux qui le subissent décrochent.

Une technologie énergivore… bien loin du “nuage immatériel”

Autre réalité très présente dans les alertes : l’empreinte matérielle de l’IA. Derrière les interfaces fluides se cachent des data centers gigantesques, une consommation électrique explosive, une compétition mondiale pour les puces, l’eau, les métaux rares.

Certaines entreprises envisagent même d’envoyer des centres de calcul dans l’espace. Non par science-fiction, mais parce que la planète commence à saturer. L’IA n’est pas dématérialisée : elle déplace simplement la pollution hors du champ de vision des utilisateurs.

Désinformation, faux contenus, manipulation : le coût invisible

Les alertes regorgent de cas concrets : fausses vidéos politiques, faux témoignages, faux médicaments, fausses photos de produits, faux sites de vente, deepfakes crédibles. L’IA n’invente pas le mensonge, mais elle en fait une industrie à grande échelle.

Le plus inquiétant n’est pas la technologie elle-même, mais la vitesse à laquelle elle dépasse nos réflexes critiques. Reconnaître le vrai devient un effort. Et cet effort est inégalement réparti selon l’âge, l’éducation, le temps disponible.

L’IA révèle ici une fragilité démocratique profonde : une société qui repose sur l’attention, la confiance et la vérification, mais qui accélère tout sauf ces trois éléments.

Une fascination persistante pour l’IA “générale”… et beaucoup de flou

Beaucoup d’alertes évoquent l’IA générale, l’AGI, censée égaler ou dépasser l’humain. Les chercheurs sérieux tempèrent, les entrepreneurs promettent, les médias amplifient. Résultat : un brouillard conceptuel.

Aujourd’hui, les IA restent spécialisées, statistiques, dépendantes de données humaines. Elles impressionnent, mais ne comprennent pas au sens humain. Les fantasmes sur leur “souffrance”, leur “volonté” ou leur “conscience” révèlent surtout notre tendance à projeter sur elles nos propres angoisses.

Un miroir de notre société, plus qu’un acteur autonome

Au fil de ces alertes, une idée se dessine clairement : l’IA ne crée pas les problèmes fondamentaux. Elle les accélère, les rend visibles, les amplifie.
Elle révèle les inégalités, la fragilité de l’information, la dépendance énergétique, la crise du travail, la difficulté à réguler à l’échelle mondiale.

Elle est à la fois outil médical précieux, aide scientifique réelle, moteur économique puissant… et instrument de manipulation, de surveillance, de standardisation.

Alors, que faire en tant que citoyens ?

Ni refuser l’IA en bloc, ni l’adorer aveuglément.
Mais reprendre du pouvoir : comprendre ce qu’elle fait, où elle est utilisée, avec quelles données, à qui elle profite. Exiger de la transparence, du choix, de la régulation démocratique. Réapprendre aussi à valoriser ce qui ne s’automatise pas : le sens, le lien, la créativité profonde, le jugement.

L’intelligence artificielle n’est ni notre sauveuse, ni notre ennemie.
Elle sait calculer, imiter, optimiser.
Mais la responsabilité, elle, reste humaine.

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